CS de l’Onu : Le Maroc pour un 3e mandat

janvier 4th, 2012
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«Le Maroc disposera d'un siège pour un mandat de deux ans, au Conseil de sécurité de l'Onu».

«Solaire Expo» : Faire du Maroc le centre névralgique

janvier 4th, 2012
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«Solaire Expo» a, pour objectif, de réunir sous le même toit les entreprises et organismes qui organisent ou souhaitent réaliser des projets.

FRMF : le président «nomme» un nouveau secrétaire général : Quand Ali Fassi Fihri fait de la pure démocratie bananière

janvier 4th, 2012
FRMF : le président «nomme» un nouveau secrétaire général : Quand Ali Fassi Fihri fait de la pure démocratie bananière
Lorsqu’en avril 2009, à Rabat, Ali Fassi Fihri (ou A2F pour les initiés de Libé), directeur général de l'ONE, président et membre du comité directeur du FUS a été élu, à « l'unanimité », nouveau président de la Fédération Royale marocaine de football (FRMF) lors d’une assemblée générale ordinaire de cette dernière, on croyait tous les espoirs permis, vu qu’il succédait à un militaire, le Général Housni Benslimane en l’occurrence. Mais on avait vite fait de déchanter lorsqu’on s’est aperçu du mode de gérance du mandat (4 ans) pour le moins très peu démocratique. On assistait dans l’indifférence générale, à une violation de la légalité dans les règles de l’art et le pire sans que personne n’ait à en redire. D’entrée, la désignation du Bureau fédéral plutôt que son élection était le premier écart à ouvrir la voie au diktat. L’avoir toléré, sans même la moindre moue, laissait ainsi libre cours à toutes sortes de transgressions.  En cours de route, le Bureau était fait et défait sur mesure à la guise de son président. Seconde entorse à la conformité des textes de la FRMF, nulle assemblée générale jusqu’à présent, pourtant,  un des troits piliers de l’organisation de la FRMF (Art 7). L’année passée et en référence au site www.frmf.ma, il n’y a eu en tout et pour tout comme rassemblement, que deux réunions du Bureau fédéral, en janvier et en avril. On vous passera, volontiers les Groupements, peu au goût de A2F, explosés chemin faisant, l’entame ratée dans le monde du professionnalisme et bien d’autres. En ses bientôt trois ans de mandat, A2F a surtout brillé par son absence sur la scène administrative mais ne lésinait  guère dès lors qu’il s’agissait de se paonner. Ses apparitions étaient sporadiques et évènementielles et en  fonction des pilules à faire avaler aux adeptes du football. Le dernier cachet particulièrement indigeste, la nomination de l’ex-patron d’Arryadia, Tariq Najem en place de Khalid Laraïchi  en tant que secrétaire général de la FRMF, un poste au demeurant gracieusement motivé et donc tout à fait motivant et en complète dissimilitude avec les statuts et l’esprit de bénévolat auxquels « it belongs ». Doc A2F dans le communiqué diffusé par Dame fédé, y va même d’un autre comprimé.  Toutes les décisions prises l’ont été sans concertation aucune avec son équipe dirigeante. On ne comprend pas, quand tous médicaments par voie orale épuisés, lequel a tenté de nous administrer Doc A2F à travers un passage du communiqué : «le Secrétaire Général devra désormais assurer la permanence au niveau de sa fonction, chose qui ne peut pas être assurée par Monsieur Khalid Laraichi qui assure parallèlement d’autres fonctions au niveau national ». Charité bien ordonnée commence par soi-même, serions-nous tentés de dire !

Une seule et unique femme, des technocrates et des revenants : Le gouvernement Benkirane nommé par le Roi

janvier 4th, 2012
Une seule et unique femme, des technocrates et des revenants : Le gouvernement Benkirane nommé par le Roi
C’est fait. Le gouvernement Benkirane vient d’être officiellement nommé par le Souverain. Cela s’est passé hier, mardi 3 janvier 2012 aux environs de 13H45 à la salle du Trône, au Palais Royal de Rabat.
Le secrétaire général du PJD, désigné au poste de chef de gouvernement le 29 novembre dernier, aura finalement mis un tout petit peu plus d’un mois pour former son Exécutif.
Avec quatre partis au pouvoir et 28 ministères, l’architecture de ce 30ème gouvernement du Maroc indépendant n’a pas connu de bouleversement majeur, hormis quelques légers changements comme l’Artisanat qui est érigé en ministère à part entière ou encore la création d’un secrétariat d’Etat au budget. Les velléités de regroupement ou de scission de départements annoncés par le chef de gouvernement n’ont pas eu lieu. La Culture ne rejoindra pas la Communication. Le ministère de l’Intérieur ne sera pas scindé en deux volets, sécuritaire et collectivités locales. L’Agriculture ne se départira pas non plus de la Pêche.
Autre non changement, le nombre de ministres de l’Exécutif conduit par A. Benkirane. Ils sont 28, placés sous l’autorité du chef de gouvernement. Cinq parmi ces nouveaux ministres n’appartiennent à aucun parti politique. Gros plan sur le ministère de l’Agriculture dont le locataire est (encore) Aziz Akhennouch qui a démissionné, dimanche 1er janvier, du Rassemblement national des indépendants pour rejoindre, en technocrate, le nouveau gouvernement.
Gros plan aussi sur l’Intérieur dont le ministre délégué est désormais Charki Draiss, jusque-là directeur général de la sûreté nationale. On s’en souvient, Abdelilah Benkirane avait concédé, dès ses premières déclarations à la presse, des ministères qu’il a décrit comme sensibles et ne devant pas aller aux partis. Le gouvernement de Benkirane signe donc le retour de départements de souveraineté –un concept qui n’existe pas dans la Constitution- : les Habous et Affaires islamiques, le secrétariat général du gouvernement et l’Administration de la défense. Ahmed Taoufik, Driss Dahak et Loudiyi sont donc maintenus à leurs postes. Petite consolation ou avancée légère, l’Intérieur et les Affaires étrangères sont par contre partisans. Mohand Laenser, le leader du Mouvement populaire, est le nouveau ministre de l’Intérieur tandis que Saad-Eddine El Othmani, le président du conseil national du PJD, devient le chef de la diplomatie marocaine, en succession  à Taieb El Fassi. Il sera flanqué de Youssef Amrani, fraîchement réconcilié avec l’Istiqlal, nommé ministre délégué aux affaires étrangères.
Grosse déception : une seule femme au gouvernement
La plus grosse déception réside dans la présence d’une seule et unique femme dans cette équipe ministérielle. Bassima Hakkaoui, figure emblématique du PJD, est ministre du Développement social, de la Femme, de la Famille et de la Solidarité. Les islamistes ont été les seuls à conjuguer la ministrabilité au féminin. Les trois autres partis de la coalition, l’Istiqlal, le PPS et le Mouvement populaire, ont sacrifié leurs militantes sur l’autel de l’exercice du pouvoir. L’Istiqlalienne Kenza Ghali et la PPS Guejmoula Ben Abbi ne résisteront pas aux secrètes négociations et passeront à la trappe…Que s’est-il passé ? Pourquoi le chef de gouvernement n’a-t-il pas réussi à imposer à ses partenaires de la majorité la féminisation de l’Exécutif qui comptait 7 femmes ministres ? Et quel crédit accorder à la thèse selon laquelle les partis politiques seraient confrontés à une crise des compétences féminines
Le leader des islamistes dont le parti s’est classé premier aux législatives du 25 novembre dernier a été mis à l’épreuve des tractations, des négociations voire des pressions avant que son équipe ministérielle ne voie enfin le jour. Les consultations avec les autres formations politiques composant la coalition gouvernementale –l’Istiqlal, le PPS et le Mouvement populaire- auront été plus difficiles que prévu. Les Istiqlaliens ont été, on le sait, des négociateurs redoutables, allant jusqu’à menacer de bloquer le processus de formation du gouvernement. Après s’être assuré de la présidence de la Chambre des représentants, l’Istiqlal a décroché six ministères : l’Economie et les Finances (Nizar Baraka), l’Artisanat (Abdessamad Qayouh),  l’Energie et Mines (Fouad Diouri), l’Education nationale (Mohamed El Ouafa), le ministère délégué aux Affaires étrangères (Youssef Amrani)  et enfin celui en charge de la Communauté marocaine à l’étranger (Abdellatif Maâzouz).
Le secrétaire général du  PPS et désormais ministre de l’Habitat, l’Urbanisme et la Politique de la ville s’est, lui aussi, révélé fin négociateur. Avec ses 18 députés, ce parti a réussi à occuper quatre ministères plutôt importants. Outre l’Urbanisme, les anciens communistes ont en charge l’Emploi et la Formation professionnelle (Abdelouahed Souhail), la Santé (El Hossein El Ouardi) et la Culture (Amine Sbihi). Les quatre nouveaux  ministres représentant le PPS au sein du gouvernement Benkirane sont membres du Bureau politique de cette formation politique.
Quant au Mouvement populaire, il se contentera de quatre portefeuilles, autant que le PPS. Les Harakis sont responsables de l’Intérieur –malgré toutes les résistances du PJD-, de la Jeunesse et des Sports (Mohamed Ouzzine), du Tourisme (Lahcen Haddad) et de la Modernisation des secteurs publics (Abdelâdim El Guerrouj).
Fort de ses 107 sièges remportés lors de ces dernières législatives, le PJD décroche le gros lot et occupe 11 ministères : les Affaires générales et Gouvernance (Najib Boulif), la Justice et les Libertés (Mostafa Ramid), l’Equipement et les Transports (Abdelaziz Rabbah), les Affaires étrangères (Saad-Eddine El Othmani), l’Enseignement supérieur (Lahcen Daoudi), le Commerce et l’Industrie (Abdelkader Amara),  les Relations avec le Parlement (Habib Choubani), le Budget  (Driss Azami), le Développement social, la Femme et la Famille (Bassima Hakkaoui), la Communication et porte-parole du gouvernement (Mostafa Khalfi) en plus d’un ministère d’Etat qui est revenu à Abdallah Baha, fidèle parmi les fidèles d’Abdelilah Benkirane.
Dès sa désignation, le chef de gouvernement avait promis des têtes nouvelles, la féminisation et le rajeunissement des troupes. Ce ne sera pas vraiment le cas, les trois autres partis qui forment sa majorité n’ayant pas vraiment joué la carte du changement…

WAC-MAS pour la mise à jour du championnat : Dernière chance pour Decastel de rester chez les Rouges

janvier 4th, 2012
WAC-MAS pour la mise à jour du championnat :  Dernière chance pour Decastel de rester chez les Rouges
C’est ce soir à 19h au Complexe Mohammed V que le WAC jouera son match en retard comptant pour la dixième journée du concours contre le MAS. Les deux formations entameront cette rencontre avec des fortunes diverses. Un WAC critiqué, attaqué et démoralisé suite aux résultats jugés négatifs par le public. Il y a quelque temps, les joueurs ont été agressés à la porte du complexe Benjelloun et bon nombre de supporters sont unanimes pour imputer la responsabilité de cette situation à l’entraîneur Decastel jugé par beaucoup comme incompétent et loin du niveau des coachs du championnat. D’ailleurs les rumeurs le donnaient partant après le derby mais il semble que le président Akram a voulu donner une dernière chance à l’entraîneur suisse. Des rumeurs courent sur une éventuelle arrivée de Fakher à la maison rouge. Il aurait même eu un premier contact avec le président. On a parlé également d’un retour de l’enfant terrible du Wydad, à savoir Zaki ou encore celui de Fakhreddine. Il se peut même que le Wydad fasse appel à un coach tunisien. Ce qui est sûr, c’est que Decastel jouera sa dernière carte devant la formation de Taoussi qui en dépit de son classement a un moral gonflé à bloc et qui, peut faire très mal aux Rouges. Les Fassis détenteurs de la Coupe de la CAF, restent sur une victoire sur l’ASFAR et espèrent empocher les points du succès pour se rapprocher du peloton de tête. Surtout que le MAS compte deux autres matchs en retard. D’abord, celui contre le CODM interrompu à cause d’incidents fâcheux et l’autre comptant pour la douzième journée contre le KAC. Un match crucial pour les deux formations donc, qui pourrait attirer la grande foule. Pourvu que le spectacle soit au rendez vous et que l’arbitrage ne fasse pas des siennes. Et surtout que les voyous des stades restent chez eux pour ne pas venir gâcher la fête, car il s’agit d’un spectacle et non d’une bataille rangée. Vivement le bon football et que le meilleur gagne !

Tension entre Téhéran et Washington autour du Détroit d’Ormuz : L’Iran met en garde les USA contre le retour de leur porte-avions dans le Golfe

janvier 4th, 2012
Tension entre Téhéran et Washington autour du Détroit d’Ormuz : L’Iran met en garde les USA contre le retour de leur porte-avions dans le Golfe
Le commandant en chef de l’armée iranienne, le général Attaollah Salehi, a demandé aux Etats-Unis de ne pas renvoyer leur porte-avions dans le Golfe, a rapporté l’agence officielle Irna.
«Nous conseillons au porte-avions américain qui a traversé le Détroit d’Ormuz et se trouve en mer d’Oman de ne pas retourner dans le Golfe persique», a déclaré le général Salehi, ajoutant que «la République islamique d’Iran n’a pas l’intention de répéter son avertissement». Le porte-avions américain John C. Stennis qui se trouvait dans le Golfe a traversé la semaine dernière le Détroit d’Ormuz pour se rendre en mer d’Oman, alors que la marine iranienne menait des manœuvres navales dans la région.
Les Etats-Unis ont critiqué ces derniers jours le «comportement irrationnel de l’Iran» et affirmé qu’»aucune perturbation du trafic maritime dans le Détroit d’Ormuz ne serait tolérée». La marine iranienne a mené dix jours de manoeuvres navales dans la région du Détroit d’Ormuz, un canal stratégique par où transite 35% du trafic pétrolier maritime mondial. Des responsables militaires iraniens ont déclaré à plusieurs reprises que l’Iran pouvait fermer le Détroit d’Ormuz en cas de nouvelles sanctions contre les exportations pétrolières du pays, agitées par les Etats-Unis et certains pays européens, en particulier la France, la Grande-Bretagne et l’Allemagne, pour amener l’Iran à céder sur son programme nucléaire controversé.
L’Iran, deuxième producteur de l’Opep, tire 80% de ses devises de ses exportations pétrolières. Lundi, au dernier jour des manœuvres navales, l’Iran a testé plusieurs missiles de croisière, notamment les missiles Ghader et Nour qui ont une portée de 200 km et qui peuvent atteindre des cibles dans le Détroit d’Ormuz, en mer d’Oman et dans le Golfe. De son côté, le chef de l’état-major des forces armées, le général Hassan Firouzabadi, a déclaré que les Gardiens de la révolution, l’armée d’élite du régime islamique, allaient organiser leurs propres manœuvres dans la région du Golfe. «L’armée et les Gardiens de la révolution organisent tous les ans des manœuvres pour s’entraîner et bientôt les forces navales des Gardiens de la révolution vont montrer leur puissance», a déclaré le général Firouzabadi, selon les médias iraniens. Les Gardiens de la révolution sont responsables du Golfe alors que l’armée classique est chargée de contrôler la mer d’Oman. Les menaces iraniennes surviennent au lendemain de la promulgation par le président Barack Obama d’une loi de financement du Pentagone qui renforce les sanctions contre le secteur financier de l’Iran, notamment la Banque centrale, dans le but de contraindre ce pays à abandonner son programme nucléaire.

Driss El Khouri ou les errances du temps vécu

janvier 4th, 2012
Driss El Khouri ou les errances du temps vécu
C’est l’un des écrivains les plus contestés à avoir traversé notre littérature. Il nous fait penser à Choukri, Zefzaf, Khair-Eddine sur qui nous avons lu tant de choses. Driss El Khouri a écrit «Les jours et les nuits», «Les débuts», «La cité de terre», «Ombres», «Espaces», «Œil d’une porte», «La voix et l’écho», «Le calice de ma vie», etc en y mettant beaucoup de lui-même. Les personnages qu’il dépeint, il les avait côtoyés avant de les décrire. Le succès de son ouvrage  «La tristesse c’est mon âme, la tristesse c’est mon cÅ“ur» que les critiques ont analysé, lui a donné une sorte d’avant-goût de célébrité. Driss El Khouri est toujours un écrivain que nous admirons. Rares sont ceux qui ont mis tant de choses en si peu de lignes.
L’œuvre de Driss El Khouri est pleine de vie, parce qu’elle fait croire d’être libre. Plus son Å“uvre s’approche du lecteur, plus celui-ci ressent un manque ou un état de bonheur. El Khouri est un écrivain contre tous  les autres. Il est contre l’imposture qui donne les hommes. Il ne se dérobe à aucune charge, il ne recule devant aucun camouflet. Il a tant d’orgueil  et d’arrogance. Il a servi la littérature marocaine, il a prouvé qu’un écrivain peut quelquefois être plus utile qu’un pédant.
Driss El Khouri est un écrivain remarquable, c’est un styliste de classe. Ses ouvrages méritent de rester dans la mémoire. Il a le courage de dire des choses sans fausse honte. Cet écrivain qui a tant donné à la littérature, n’a cessé depuis son début de nous raconter de belles histoires sur la vie des marginaux qu’il a tant défendus.
Souvent nous lisons ses romans, ses essais, la classe de l’homme apparaît dans le style. Il y a en lui ce goût de jugement et de l’ordre que l’on découvre fréquemment chez ceux qui ont une connaissance  profonde de la littérature. On a toujours besoin d’écrivains comme lui, qui ont à la fois tant de morgue et d’envergure. Ses Å“uvres séduisent par leur ton de liberté. Il a l’air distrait, mais avec quelle profondeur, il ressent tout ce qu’il touche, et qu’il aime!
Driss El Khouri est l’un des écrivains les plus controversés  mais aussi les plus réputés. Il représente un mouvement littéraire qui a marqué toute une génération. Il fait partie de la pléiade qui a fait la gloire de la littérature marocaine. L’écriture, pour lui, est un voyage, un point d’espoir pour qui ne peut sortir de soi. El Khouri, lui, n’est pas soumis, il lutte, il se débat. Il maudit les ingrats. Il sourit amèrement. Il n’a pas de complaisance pour les grimauds. Il se lamente en secret.
La force de sa personnalité impressionne tous ceux qui l’approchent. Sa franchise toujours mesurée et sa défiance, ont du style, et font de lui une vedette qui défraye la chronique. Il y a en lui une certaine intelligence, mais il suffit de l’observer avec quelque attention pour deviner ce qui couve dans son regard. Si on relit ses œuvres, on retrouve son caractère bref, il a toujours conservé une liberté de pensée et de parole que l’on peut admirer.
Ecrire est une nécessité pour lui. L’écriture accompagne sa vie, la pénètre, l’ordonne et lui fournit cette espèce de conscience intellectuelle qui convient mieux à sa nature. El Khouri se confie aux mots. Il ne s’embarrasse pas par la beauté formelle, il use des ressources difficiles que fournissent les règles de l’écriture. Ce goût de l’authenticité dans les mots est au fond de son œuvre.
Driss El Khouri a aimé les lieux publics parce qu’ils ont tenu dans sa vie une place considérable et lui ont donné le goût de la vie. C’est ce goût qui le rend passionnément curieux de ce que les gens peuvent receler d’insondable. Il a toujours été en proie à cette curiosité qu’il a exercée d’abord sur lui-même ainsi qu’en témoignent ses œuvres. S’il aime à parcourir les lieux publics, c’est pour les peupler de tous les faits de l’homme. Cette essence commande toute son œuvre. Ce n’est pas en vain qu’il évoque le souvenir d’un lieu, d’un être humain, ce n’est pas en vain qu’il se souvient d’un ami cher, d’un événement quelconque.
1960-1970, c’étaient les années délirantes. A cette époque, El  Khouri était jeune, il consacrait son temps aux délices de la vie. La joie et les plaisirs étaient des choses sacrées pour lui. Parmi les plaisirs, avant tout, il y a la lecture, l’écriture et les voyages. Depuis cette période, on peut le voir sous tous les cieux, sous tous les climats  qui appartiennent au feu de joie; cela devait être agréable d’écrire les beaux livres, d’avoir les plus belles amitiés. Le voilà vedette, recevant les hommages. Sa curiosité le poussa à s’informer des hommes et des choses. Sa mémoire exercée depuis l’enfance à voir de nouvelles figures est devenue une faculté infaillible. Il met un nom sur un visage et plus jamais il ne l’oublie. Ses itinéraires varient au gré de sa curiosité passionnée pour les hommes et les choses.
Derrière le masque de Driss El Khouri, une personnalité apparaît qui n’a plus l’apparence de l’écrivain gai. Ses yeux sont tristes, il a connu tous les accrocs, il a vu toutes les figures. Il sait, à présent, que la peine des hommes  excède beaucoup leurs joies, même chez les plus heureux. Dans le monde de l’écriture, les hommes à l’esprit obtus, les écrivaillons le préoccupent car ils représentent les futilités de la vie culturelle. El Khouri aime les gens simples, les intellectuels humbles, leurs vies qui lui rappellent ses années d’errance. Partout où il passe, il est salué, assailli par ses admirateurs. Chez lui, il est à l’abri, introuvable pour un temps, pour sauver sa vie privée qui est à l’âme ce que l’humidité à la plante.
 Â« Les débuts» est une Å“uvre pleine d’images d’une grande intensité, comme si le nouvelliste était résolu à s’imprégner sur-le-champ de cette expérience et à sauvegarder le fruit de ses observations. Il veut voir les gens avant que leur mode de vie ne disparaisse. Il lui tarde de participer à une vie mondaine. Il se réjouit de voir les noceurs, les pédants et les écrivassiers. Frappé d’une curiosité étrange, il joue ce que l’on peut appeler son rôle de curieux érudit, défiant les usages et s’efforce de franchir les vastes espaces pour surprendre les salonnards et leurs propos calomnieux. Seul, il erre à travers les lieux  en quête d’un espace idéal.
Pour comprendre sa personnalité, il faut étudier l’homme et son temps. Ses premiers écrits étaient le fruit d’expériences profondes puisées de son vécu. « Les débuts» se situe à la charnière de cette évolution; c’est un ouvrage écrit avec retenue et clarté. Au point de vue littéraire, tout ce qu’El Khouri a fait auparavant n’a servi que de prologue à cette Å“uvre. Ce qu’il a écrit par la suite n’ajoute guère à sa réputation d’écrivain ou de nouvelliste, mais contribue à son statut de pionnier pour une génération d’écrivains.
A le voir, l’œil vague, l’allure noble, on dirait un vieux rêveur résigné. L’expression de son visage trahit une âme solitaire, innocente et généreuse. Il va silencieux, un peu las, triste et doux. Il semble aspirer au repos définitif qu’il goûte  aujourd’hui. Cet écrivain avait publié des Å“uvres, établi des textes avec autant d’exactitude. Il avait commenté et préfacé des ouvrages avec autant de conscience. Sa tâche d’écrivain est faite. Rien ne le retient plus en ce monde, et la vieillesse ne lui semble pas trop importante.
On a contesté à Driss El Khouri sa franchise. On lui a reproché son caractère versatile, on a relevé plusieurs tares chez lui, on a dénigré ses œuvres. Mais ces reproches ne découragent pas sa fidélité à l’écriture et à la création. Du moins, il se garde, de ces critiques, des grâces légères, du sourire facile. Pourtant il n’est ni rancunier ni sévère. Il croit au bien. Il a la conviction d’être un écrivain extrêmement attaché à ses idées et à ses goûts.
Driss El Khouri est un écrivain mû par l’inspiration du moment. Tout ce qu’il a écrit durant quarante ans, l’origine s’en trouve dans une impression auditive et visuelle. C’est par l’oreille, l’œil voire la pensée que naissent ses œuvres. C’est du moins ce que l’on peut percevoir dans ses premiers écrits. Toutes œuvres romanesques ne peuvent prendre corps que dans cette vie quotidienne. Jamais, il n’a retracé une existence dont le réel ne correspond pas à ses états d’âme ou à des constatations personnelles.
Ses romans se distinguent par leur talent de critique : ils vont jusqu’à ridiculiser les  milieux intellectuels, ils s’attaquent à l’hypocrisie; ils dénigrent le népotisme. Ses quelques écrits ont évoqué les instincts de la nature corrompue, du désir vague et de l’incertitude de l’homme. Sur le plan littéraire, son style, ses tendances, sa mémoire et ses anecdotes l’ont fait comparer à Choukri et Zefzaf  qui racontaient avec verve les incidents croustillants auxquels ils étaient mêlés.
Cet écrivain a toujours éprouvé dans ses errances, le temps vécu. Ce vécu pèse à la fois sur lui, dans sa contradiction, la mondanité et la solitude. C’est bien pour cela qu’il est mondain et solitaire. La cité qui lui donne le plaisir et l’écriture est très supportable. Il n’est mondain que quand il désire la mondanité, il n’est solitaire que quand il désire la solitude. Alors que les autres écrivains insistent sur la notoriété. C’est cette particularité qui nous attache pour toujours à Driss El Khouri et nous fait sentir combien il s’est accompli plus dans la solitude que dans la mondanité.
L’itinéraire de Driss El Khouri reflète les contradictions de notre époque et les alternatives d’une génération qui prend conscience de ses réalités. L’aspect créateur de son œuvre se révèle toujours par l’inspiration et l’ardeur. Il poursuit son chemin. Il écrit sans répit, s’inspire de tout. Avec constance, il s’attache à ce qui devient le sens même de sa vie: l’écriture. C’est à travers l’écriture qu’il est entièrement lui-même. C’est dans ses romans qu’il a formulé ses angoisses, ses frustrations et ses rêves.
Romain Rolland disait un jour à l’écrivain Charles Vidrac: «Je ne me mêle point de politique; et maintenant moins que jamais. A mon âge, on n’a plus le droit de perdre le temps». Dans ce propos, Romain en tant qu’écrivain se tournait vers le soleil, vers la littérature pleine de vie saine. Pour Driss El Khouri, les vrais écrivains ne sont pas des messagers de politique. Ce sont des esprits éclairés qui créent les conditions d’un essor spirituel et culturel de millions d’hommes, qui vivent dans la misère et l’ignorance.
Toute cette œuvre, il l’a écrite, non seulement en auteur, mais en acteur qui prend part aux combats qu’il évoque. Jamais il n’a séparé l’écriture de la vie. Dans son œuvre, elles forment un tout. C’est dans cette perspective de combats que Driss El Khouri apprécie l’activité intellectuelle qui ne devient un devoir et un bonheur que pour ceux qui ont cette vocation.

Angleterre : City reprend provisoirement le large

janvier 4th, 2012
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Manchester City a repris seul la tête du Championnat d'Angleterre en battant largement Liverpool 3 à 0, mardi à domicile, et compte trois points d'avance sur Manchester United, qui se déplacera à Newcastle mercredi dans le dernier match de la 20e journée.

Fès-Boulemane : Plus de 86 MDH pour des projets oléicoles en 2012

janvier 4th, 2012
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Un montant de plus de 86 millions de dirhams (MDH) sera mobilisé en 2012 pour la réalisation de six projets oléicoles dans la région Fès-Boulemane, dans le cadre du plan agricole régional, déclinaison locale du Plan Maroc vert, selon la direction régionale de l'Agriculture (DRA).

Gouvernement Benkirane : De l’alternance consensuelle à l’alternance des urnes

janvier 4th, 2012
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«L'année 2011 marque un tournant dans l'histoire du Maroc. Pour la première fois, de l'alternance consensuelle à l'alternance des urnes».

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